Mouctar Bah, la voix de RFI qui dérange le pouvoir de Conakry

Depuis  plusieurs mois, les autorités guinéennes par la voix de Mme Martine Condé, la présidente du CNC (conseil national de la communication), refusent le renouvellement de  l’accréditation de Mouctar Bah, le correspondant ‘’historique’’ de RFI (radio France internationale) en Guinée. 

Pour le soutenir, des journalistes – conscients du danger qui guette la liberté d’expression – ont constitué un comité de soutien au journaliste. Ils ont mis en ligne cette pétition que je vous demande humblement  de signer au passage.

Pourquoi Alpha Condé a la rage contre Mouctar Bah ?

Je crois que le Président de la République est « Charlie » [en tout cas c’est ce qu’il a laissé entendre suite aux attentats contre « Charlie Hebdo »] ; paradoxalement son Excellence oublie qu’un autre Charlie est sur le banc des accusés de son propre pays. Oui, j’ai entendu à l’époque, que notre actuel président fut un des rédacteurs de Charlie Hebdo,  une raison de plus à mes yeux que Mouctar doit exercer librement son travail.

Tout ce que je sais, c’est que le prophète Mohammad (paix et salut sur lui) à qui tous les musulmans se réclament, a dit dans un de ses récits authentiques que l’acte ne sera accepté que par ce qui a prévalu son accomplissement.  Donc Dieu voit d’abord le cœur avant l’acte. Je demande la justice de la justice.

Le CNC, une institution sous ordre du pouvoir ?

Pétition publique destinée au Président, un activiste cherche des journalistes  pour la signer à Labé .Crédit Photo : Sally Bilaly Sow

Je suis sidéré du silence coupable et candide  du CNC (conseil national de la communication) qui est l’organe censé régulariser les médias évoluant en  Guinée.

Je pensais que son rôle était de redonner confiance aux journalistes  exerçant  leur métier dans le respect de l’éthique et de la déontologie.

Je ne suis pas en train de faire un quelconque procès de qui que ce soit, ni de jeter des diatribes sur une institution « moribonde »,  non plus  de flinguer la Dame Martine Condé qui a montré ses limites.  Par contre, je suis là en train de dénoncer la mauvaise foi de mes gouvernants.

Une presse guinéenne désunie….

J’ai vu, certains journalistes ouvrir leurs bouches héler  avec des pancartes dans les rues de Conakry avec à la tête  de la marche l’homme fort du pays, qu’ils étaient Charlie. Oui vous êtes Charlie, mais pas Mouctar Bah !

À vous les journa-riens qui aviez marché  avec  le président de la République le mois dernier, pourquoi vous n’avez rien fait pour le faire revenir  à la raison ? Pourtant vous aviez dit vous battre pour la liberté d’expression…

Je sais  que dans un pays comme le nôtre  celui qui va refuser  de prostituer son métier au solde  des brebis galeux  est considéré comme un ennemi du pouvoir.

Makanera disait : « Nous allons mettre tous les journalistes indélicats au pas avant l’élection présidentielle de 2015.»

Le ministre  faquin  de la communication, Alhousseiny Makanera Kaké    avait promu  au mois d’août 2014 de mettre au pas tous les journalistes  indélicats (qui refuseraient certes de se plier  à la démagogie du pouvoir de Condé) avant la présidentielle . Me souvenant de ces propos, je peux comprendre pourquoi M. Bah est interdit de micro.

On sait que 2015 est une année électorale en Guinée comme dans plusieurs autres pays d’Afrique. De ce fait, le travail impartial des journalistes  permettra  aux uns et aux autres d’être informés à la minute, ce qui ne va pas forcément faire l’affaire de fraudeurs. Et si on parvient à mettre tous les journalistes au pas ou sous la coupe du pouvoir ?

Pourquoi Mouctar Bah doit être soutenu ?

Soutenir Mouctar Bah, c’est avant tout soutenir la liberté d’expression. Ne pas le soutenir, c’est aider à assassiner la liberté d’expression en Guinée. Aujourd’hui c’est M. Bah. Demain – si rien n’est fait – ça pourrait être toi, moi et tout le monde.

Rien ne justifie un tel acte que je colle directement au patron de Sekhoutoureyah (présidence de la République). Aucun texte de loi du pays ne le justifie non plus. Je sais que c’est une décision motivée par des intérêts politiques au détriment d’un guinéen comme eux, ils souhaitent voir un étranger à la place de leur compatriote. Quelle mauvaise humeur !

Pourtant Mouctar Bah a soutenu à l’époque  Alpha Condé au moment de son arrestation par le régime du feu général Lansana Conté.

#JeSuisMouctarBah, pour que vive la liberté de penser !

Sally Bilaly Sow

Une lettre ouverte au président Alpha Condé

Alpha Condé président de la République de Guinée

Alpha Condé président de la République de Guinée

Excellence Monsieur le président de la République, Professeur Alpha Condé, c’est avec un cœur serré, enluminé de questionnaires que je vous écris depuis le village le plus reculé de la Guinée. Incontestablement, une contrée que vous n’avez pas eu l’honneur de visiter depuis votre élection à la tête de notre pays. Lire la suite

Labé : retour en image sur une journée mouvementée entre la CNTG et l’USTG

Coupe-coupe, hache et lance pierre tels ont été les armes blanches que chaque partie détenait ce matin(A voir ici la vidéo). Un accrochage a été évité de justesse entre les deux centrales syndicales CNTG et L’USTG. Retour sur les faits en image Lire la suite

Cellcom Guinée, le plus nullard des opérateurs de téléphonies

Credit photo : cellcom_guinee

Credit photo : cellcom_guinee

Vous êtes nulles, des négatifs, vous le savez. Vous êtes stériles pour exaucer  les vœux de vos clients, vous sur facturer, c’est d’ailleurs votre crédo. Je suis dégouté de plus par le laisser  aller qui gangrène ce secteur des NTIC (je vous dirai le pourquoi un peu plus en bas). On nous sur facture sans arrière-pensée ni se préoccuper de la situation que vive les populations. Je ne connais pas d’autres opérateurs qui m’en ont fait cela. C’est toi Cellcom.

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Labé : face à l’impunité, les violeurs se déchainent

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Jamais de ma vie, je n’avais connu une telle ampleur de viols dans ma ville et ses environs. Les cas se multiplient, plus ignobles les uns que les autres. Sur 100 cas d’agressions, 23 seraient à caractère sexuel. Les radios locales en font leurs choux gras. Lire la suite

Comment crypter un répertoire téléphonique ?

Image_Google

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L’évolution de la technique et de la technologie a rendu le monde plus captivant d’où le nom de « village planétaire ». De nos jours beaucoup de règles et commodes confirment cet état de fait. Sans touffu, s’intéressons-nous pour cette première fois au téléphone portale devenu le quotidien absolu des hommes du XXI siècle. Je parle bien de ceux qui ont des Smartphones et autres prototypes. Donc les jeunes et certains vieux (vielles) qui refusent de décliner.

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Quand la construction d’une usine de compostage se transforme en une décharge d’ordure

Le projet de construction de l’usine de compostage sur le site de Thialakoun peine toujours à se concrétiser. Ce projet financé par l’ONUDI en partenariat avec le gouvernement butte à des obstacles qui ont conduit à l’arrêt brusque des travaux .

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Aux abords d’une route poussiéreuse se trouve une unité de compostage en construction, c’est bien sure cette usine qui avait commencé à donner une lueur d’espoir aux populations de la commune urbaine, quant à une future transformation des ordures entachées sur toutes les artères comme des nids de poules.

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Sur ce site, les travaux sont arrêts aucun ouvrier n’est sur le chantier, ni le gardien pour sécuriser les lieux. Direction vers l’intérieur de cette architecture qui donne une apparence sombre et un espoir incertain ou des planches sont regroupées coté droit, plus loin à l’angle gauche, c’est un autre compartiment qui présente les mêmes caractéristiques à quelques mètres non loin de la rentrée barricadée par des morceaux de bois qui empêcheraient les animaux d’y ériger domicile.

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

En lieu et place d’une unité de compostage, c’est une décharge d’ordures qui commence déjà à pousser avec des débris de tout genre qui favorise la visite sans cesse des charognards et d’autres animaux domestiques qui font de ces lieux un centre de prédilection pour une ambiance a leur guise. Juste devant cette décharge des brisques restantes cèdent aux intempéries de la nature.
Il faut signaler également qu’un risque sanitaire se profile à l’horizon pour les populations riveraines qui vivent quotidiennement avec ces ordures.
Partant de ce constat , rien ne prouve pour le moment que cette unité de compostage sera fonctionnelle dans les années à venir surtout quand on sait qu’un cas de détournement de 7 millions de fg avait été signalé par l’un des jeunes qui avait bénéficié la formation en technique de compostage, même si ces accusations ont été démentis à la dernière minute par le point focal du dis projet.
Il serait important que les autorités compétentes s’impliquent activement dans l’exécution de ce projet notamment la commune qui est un partenaire direct du projet.

Labé, les drames du manque d’éducation sexuelle

Un enfant retrouvé derriere la cloutre de la grande mosquée credit photo: Abdoulaye Sadio Diallo

Un enfant retrouvé derriere la cloutre de la grande mosquée credit photo: Abdoulaye Sadio Diallo

« L’homme est un loup pour l’homme ». Jamais  cette citation n’a été plus vraie que dans cette sordide affaire d’infanticide. Je passais devant la grande mosquée de Labé (400 km de Conakry) quand un attroupement attira mon attention. Plusieurs personnes formaient un cercle autour d’une forme indistincte vue de loin. Je m’approchai pour en savoir davantage. « Que se passe-t-il ici ? » Un jeune homme à l’extérieur du cercle me dévisage avant de répondre à ma question : « C’est le corps d’un nouveau-né qui a été jeté ici. Nous ne savons pas qui est sa mère » précise-t-il. Il venait d’aiguiser ma curiosité d’apprenti-journaliste. Je fends la foule pour voir de plus près.

Le corps était enveloppé dans une couverture. Sur ordre d’un agent de la sécurité présent sur les lieux, je soulève le pagne tâché de sang. On découvre le corps inanimé d’un bébé de sexe féminin, le cordon ombilical encore rattaché au nombril. C’était horrible. Tout le monde était indigné devant la découverte macabre. Y en a qui criaient vengeance si on découvrait l’auteur d’un tel acte. Cachée dans les environs, une jeune femme à l’allure bizarre suivait la scène de loin. Des vieilles personnes parmi les témoins n’ont pas tardé à reconnaitre une femme qui venait d’accoucher. C’était la mère de l’enfant. La colère monte. Les forces de l’ordre interviennent et mettent la femme en sécurité. Elle est immédiatement transférée à l’hôpital pour des soins. La femme a fini par avouer qu’elle était bien la mère du bébé qu’elle n’a pas voulu garder, par crainte de ses propres parents.

Elle avait contracté une grossesse non désirée, conséquence d’une relation sexuelle non protégée. L’homme qui l’a enceintée a toujours nié sa responsabilité, allant jusqu’à menacer la jeune femme si elle persistait à « l’accuser ». Tout cela a abouti au meurtre de ce bébé. Pourtant, c’e n’est pas un cas isolé.

J’ai personnellement noté trois cas d’homicide de nouveau-nés à Labé rien que pour le mois de février 2014. Toujours courant février, un fait insolite a amusé la presse : dans la sous-préfecture de Dalein, à une trentaine de km de Labé-ville, un jeune homme de 18 ans a été accusé d’avoir enceinté plus de 15 jeunes filles en un laps de temps ! Ça a fait rire beaucoup, ça me fait pleurer personnellement. Education sexuelle où es-tu ? En famille, c’est un tabou.

A l’école, on en parle du bout des lèvres comme un cours d’instruction et non d’éducation. Dans cet environnement, les efforts de rares ONG qui abordent la question peinent à avoir des effets positifs sur le terrain.

Un enfant retrouvé derriere la cloutre de la grande mosquée credit photo: Abdoulaye Sadio Diallo

Un enfant retrouvé derriere la cloutre de la grande mosquée credit photo: Abdoulaye Sadio Diallo

Onze ans après ta disparition je me souviens de toi papa

Credit photo : sally _bilaly_ sow mon pere lors de sa derniere mission en Sierra Leone_assis_au_milieu

Credit photo : sally _bilaly_ sow mon pere lors de sa derniere mission en Sierra Leone_assis_au_milieu

La vie est ainsi faite Papa. Nous avions été ensemble durant des années. Je me rappelle de toi, tu as été militaire. Tu as combattu dans les différents fronts où tu as été envoyé. Ta première mission dans l’armée remonte en 1991  Au Liberia au moment où tout le monde fié le combat, tu n’as bougé d’un iota. Tu me disais toujours que tu voyais des enfants-soldats armées de toutes sortes, qui étaient excitées, mais tu n’as jamais fui à ta responsabilité d’aider ton prochain à recouvrir sa liberté, la paix, et l’intégrité. 
Durant ces combats, tu n’es revenu à la maison que pour quelque temps. Pendant ce moment Maman nous disais « votre père a quitté encore la maison pour repartir au front ». À la fin de cette guerre civile, tu  te retournes au camp Almany Samory Touré où tu étais en même ton grade augmenté. Chaque fois, tu nous rendais visite à Labé. Au moment des fêtes religieuses, moi, Koto Abdoulaye, koto Boubacar, Diadia Binta, tu nous mettais dans la voiture pour aller salué les parents et les sages du quartier durant toute la journée. Tu aimé souvent m’appeler toujours « Babaen » étant homonyme de ton père. Comme cela est de coutume chez nous.
En 2000, des agressions signalées à la frontière guinéenne, l’armée mobilisée pour arrêter les agresseurs. En ce temps, il n’y avait peu de personnes qui possédées de téléphones fixes ou portables, tu appelles chez Monsieur Sylla tout prés de chez nous pour leur dire d’informer à Maman que tu allais partir en forêt avec les autres. Ce jour, Maman nous appelle tous. Votre père est parti prions pour lui, pour qu’il de soit de retour parmi nous. Après d’instance combat, les militaires Guinéens ont vaincu la rébellion venue de la Liberia et de la sierra Leone. Je ne croyais pas à mon âge que j’allais lui revoir surtout avec les rumeurs qui couraient de part et d’autre à travers le pays. Des rumeurs qui faisaient état de l’avancée de la rébellion.
À l’époque, j’ai pu voir les images de la RTG qui montrée la victoire de l’armée Guinéenne. Trois jours plu tard Papa revient aux environs de 04 heures du matin sac au dos, une arme kalache Nikov en main et c’était la joie dans la famille comme si c’était un beau matin. Il souriait en nous regardant tous. À chaque fois il aimé dire mes enfants. Des missions réussirent, Dieu lui a soutenu dans cette bataille qu’il aimé toujours. Au cours de l’année 2002, il devait se rendre en Sierra Leone à l’UNAMSIL pour le désarmement de la rébellion qui avait ravagé ce pays frontalier à nous. Une mission avec d’autres de la sous-région sous le commandement de Nations Unies donc en casque bleue. Une mission qui a été ta dernière mission sur terre et pourtant importante pour ta patrie.
Tu es parti comme tous les autres dans un objectif très bien défini. Durant des mois de dur labeur, vous avez pu atteindre vos objectifs. Je me souviens pour cette mission, tu avais eu une permission de 72 heures pour venir juste nous voir et repartir. Cela pour confirmer ta parole de tout le temps mes enfants. La mission terminée de retour à Conakry, deux mois plu tard, tu commences à souffrir. En ce moment, tu étais au camp Camayenne non loin de la clanique Ambroise Paré, sur la corniche Dixin.
Subitement, tu as été hospitalisé dans cette clinique de surfacturation. Cet argent ne nous disait rien. Du jour le jour la fatigue s’installe,Nenan Dalanda été à côté. C’est elle qu’on appelé pour savoir comment tu te portais. Cela a fallu que ce numéro devienne immortel dans ma tête. Un jour, Maman appela Nenan Dalanda aussitôt, elle commence à pleurer juste pour dire que ton état de santé s’est aggravé. On décide de l’évacuer sur Labé. Comme il aimé le dire, je souhaiterais être enterré chez moi. Papa rentre à la maison de la sorte, qu’il ne nous a pas quitté. Tout le monde commence à pleurer.
Quelques jours, son état de santé s’améliore et je croyais qu’il aller se remettre. Le dimanche 16 février 2003, c’est ce jour que les prémices de la mort lui arrivèrent. La famille s’occupa de lui jusqu’à la dernière minute. Dieu, c’est lui qui nous a crée et sa décision était que Papa allait partir. Le lundi 17 février 2003, à 04 heures j’ai dormait. Ce jour, je me réveille avec les cris de pleures. Je dis INNA LILAHI WA INNA ILYA RAJIHOUM Papa est partit. Diadia me console et pendant ce temps koto Abdoulaye lui aussi pleuré.
Pour les obsèques, il a eu des obsèques dignes avec l’armée et les citoyens de la région. C’est, ce jour que tout le quartier a cru que Papa avait fait sa formation en Libye. Décédé, Adjudant-chef avec une quarantaine bien sonnée. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. La vie est ainsi faite. Toi, tu avais pris l’arme pour aider ton pays quand a moi, c’est la plume, koto Abdoulaye les ordinateurs, Diada Binta l’entreprenait, koto Boubacar le commerce sans oublier Ciré et Ibrahima Sory qui sont au collège. Les jours à venir, c’est-à-dire le 26 aout 2014. Je ferais ma même chose pour Maman elle aussi décédée six mois après toi. C’est ce qui confirme mon orphelinat. Papa merci. Surtout ne pleurez pas chers lecteurs, c’est Dieu qui a décidé ainsi que je sois Orphelin avec O majuscule. Tout croyant ne doit pas s’opposer au destin.