Labé : retour en image sur une journée mouvementée entre la CNTG et l’USTG

Coupe-coupe, hache et lance pierre tels ont été les armes blanches que chaque partie détenait ce matin(A voir ici la vidéo). Un accrochage a été évité de justesse entre les deux centrales syndicales CNTG et L’USTG. Retour sur les faits en image Lire la suite

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Quand la construction d’une usine de compostage se transforme en une décharge d’ordure

Le projet de construction de l’usine de compostage sur le site de Thialakoun peine toujours à se concrétiser. Ce projet financé par l’ONUDI en partenariat avec le gouvernement butte à des obstacles qui ont conduit à l’arrêt brusque des travaux .

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Aux abords d’une route poussiéreuse se trouve une unité de compostage en construction, c’est bien sure cette usine qui avait commencé à donner une lueur d’espoir aux populations de la commune urbaine, quant à une future transformation des ordures entachées sur toutes les artères comme des nids de poules.

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Sur ce site, les travaux sont arrêts aucun ouvrier n’est sur le chantier, ni le gardien pour sécuriser les lieux. Direction vers l’intérieur de cette architecture qui donne une apparence sombre et un espoir incertain ou des planches sont regroupées coté droit, plus loin à l’angle gauche, c’est un autre compartiment qui présente les mêmes caractéristiques à quelques mètres non loin de la rentrée barricadée par des morceaux de bois qui empêcheraient les animaux d’y ériger domicile.

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

Usine_de_Compostage_en_construction_Credit photo_Sally Bilaly Sow

En lieu et place d’une unité de compostage, c’est une décharge d’ordures qui commence déjà à pousser avec des débris de tout genre qui favorise la visite sans cesse des charognards et d’autres animaux domestiques qui font de ces lieux un centre de prédilection pour une ambiance a leur guise. Juste devant cette décharge des brisques restantes cèdent aux intempéries de la nature.
Il faut signaler également qu’un risque sanitaire se profile à l’horizon pour les populations riveraines qui vivent quotidiennement avec ces ordures.
Partant de ce constat , rien ne prouve pour le moment que cette unité de compostage sera fonctionnelle dans les années à venir surtout quand on sait qu’un cas de détournement de 7 millions de fg avait été signalé par l’un des jeunes qui avait bénéficié la formation en technique de compostage, même si ces accusations ont été démentis à la dernière minute par le point focal du dis projet.
Il serait important que les autorités compétentes s’impliquent activement dans l’exécution de ce projet notamment la commune qui est un partenaire direct du projet.

Onze ans après ta disparition je me souviens de toi papa

Credit photo : sally _bilaly_ sow mon pere lors de sa derniere mission en Sierra Leone_assis_au_milieu

Credit photo : sally _bilaly_ sow mon pere lors de sa derniere mission en Sierra Leone_assis_au_milieu

La vie est ainsi faite Papa. Nous avions été ensemble durant des années. Je me rappelle de toi, tu as été militaire. Tu as combattu dans les différents fronts où tu as été envoyé. Ta première mission dans l’armée remonte en 1991  Au Liberia au moment où tout le monde fié le combat, tu n’as bougé d’un iota. Tu me disais toujours que tu voyais des enfants-soldats armées de toutes sortes, qui étaient excitées, mais tu n’as jamais fui à ta responsabilité d’aider ton prochain à recouvrir sa liberté, la paix, et l’intégrité. 
Durant ces combats, tu n’es revenu à la maison que pour quelque temps. Pendant ce moment Maman nous disais « votre père a quitté encore la maison pour repartir au front ». À la fin de cette guerre civile, tu  te retournes au camp Almany Samory Touré où tu étais en même ton grade augmenté. Chaque fois, tu nous rendais visite à Labé. Au moment des fêtes religieuses, moi, Koto Abdoulaye, koto Boubacar, Diadia Binta, tu nous mettais dans la voiture pour aller salué les parents et les sages du quartier durant toute la journée. Tu aimé souvent m’appeler toujours « Babaen » étant homonyme de ton père. Comme cela est de coutume chez nous.
En 2000, des agressions signalées à la frontière guinéenne, l’armée mobilisée pour arrêter les agresseurs. En ce temps, il n’y avait peu de personnes qui possédées de téléphones fixes ou portables, tu appelles chez Monsieur Sylla tout prés de chez nous pour leur dire d’informer à Maman que tu allais partir en forêt avec les autres. Ce jour, Maman nous appelle tous. Votre père est parti prions pour lui, pour qu’il de soit de retour parmi nous. Après d’instance combat, les militaires Guinéens ont vaincu la rébellion venue de la Liberia et de la sierra Leone. Je ne croyais pas à mon âge que j’allais lui revoir surtout avec les rumeurs qui couraient de part et d’autre à travers le pays. Des rumeurs qui faisaient état de l’avancée de la rébellion.
À l’époque, j’ai pu voir les images de la RTG qui montrée la victoire de l’armée Guinéenne. Trois jours plu tard Papa revient aux environs de 04 heures du matin sac au dos, une arme kalache Nikov en main et c’était la joie dans la famille comme si c’était un beau matin. Il souriait en nous regardant tous. À chaque fois il aimé dire mes enfants. Des missions réussirent, Dieu lui a soutenu dans cette bataille qu’il aimé toujours. Au cours de l’année 2002, il devait se rendre en Sierra Leone à l’UNAMSIL pour le désarmement de la rébellion qui avait ravagé ce pays frontalier à nous. Une mission avec d’autres de la sous-région sous le commandement de Nations Unies donc en casque bleue. Une mission qui a été ta dernière mission sur terre et pourtant importante pour ta patrie.
Tu es parti comme tous les autres dans un objectif très bien défini. Durant des mois de dur labeur, vous avez pu atteindre vos objectifs. Je me souviens pour cette mission, tu avais eu une permission de 72 heures pour venir juste nous voir et repartir. Cela pour confirmer ta parole de tout le temps mes enfants. La mission terminée de retour à Conakry, deux mois plu tard, tu commences à souffrir. En ce moment, tu étais au camp Camayenne non loin de la clanique Ambroise Paré, sur la corniche Dixin.
Subitement, tu as été hospitalisé dans cette clinique de surfacturation. Cet argent ne nous disait rien. Du jour le jour la fatigue s’installe,Nenan Dalanda été à côté. C’est elle qu’on appelé pour savoir comment tu te portais. Cela a fallu que ce numéro devienne immortel dans ma tête. Un jour, Maman appela Nenan Dalanda aussitôt, elle commence à pleurer juste pour dire que ton état de santé s’est aggravé. On décide de l’évacuer sur Labé. Comme il aimé le dire, je souhaiterais être enterré chez moi. Papa rentre à la maison de la sorte, qu’il ne nous a pas quitté. Tout le monde commence à pleurer.
Quelques jours, son état de santé s’améliore et je croyais qu’il aller se remettre. Le dimanche 16 février 2003, c’est ce jour que les prémices de la mort lui arrivèrent. La famille s’occupa de lui jusqu’à la dernière minute. Dieu, c’est lui qui nous a crée et sa décision était que Papa allait partir. Le lundi 17 février 2003, à 04 heures j’ai dormait. Ce jour, je me réveille avec les cris de pleures. Je dis INNA LILAHI WA INNA ILYA RAJIHOUM Papa est partit. Diadia me console et pendant ce temps koto Abdoulaye lui aussi pleuré.
Pour les obsèques, il a eu des obsèques dignes avec l’armée et les citoyens de la région. C’est, ce jour que tout le quartier a cru que Papa avait fait sa formation en Libye. Décédé, Adjudant-chef avec une quarantaine bien sonnée. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. La vie est ainsi faite. Toi, tu avais pris l’arme pour aider ton pays quand a moi, c’est la plume, koto Abdoulaye les ordinateurs, Diada Binta l’entreprenait, koto Boubacar le commerce sans oublier Ciré et Ibrahima Sory qui sont au collège. Les jours à venir, c’est-à-dire le 26 aout 2014. Je ferais ma même chose pour Maman elle aussi décédée six mois après toi. C’est ce qui confirme mon orphelinat. Papa merci. Surtout ne pleurez pas chers lecteurs, c’est Dieu qui a décidé ainsi que je sois Orphelin avec O majuscule. Tout croyant ne doit pas s’opposer au destin.

« Les violences liées au genre : un problème complexe »

hopital regional de Labe

hopital regional de Labe, portail d’entrée

Hôpital Jean-Paul II, dans la banlieue de Conakry. Ça fait trois jours que moi et Mamadou, mon binôme au sein de la formation Sunukaddu en storytelling, on cherche à rencontrer le docteur Habib Traore, spécialiste des questions de genre. A chaque fois, c’est la même réponse : « Revenez demain à la même heure. » Et le lendemain, pareil. Il a l’air très occupé, ce toubib. En désespoir de cause, on décide, avec Mamadou, de chercher un autre spécialiste. Notre choix se porte sur le Docteur Ismaël Diallo, médecin chef au service des urgences à l’hôpital régional de Labé sur les violences basées sur le genre. Problème : Labé, c’est loin, 450 km. C’est en moyenne Guinée,une région montagneuse, la troisième ville du pays. On décide donc de faire l’interview par téléphone. Pour ça, on achète 10 000 GNF de crédit Orange. C’est moi, Bilal, qui pose les questions que nous avons préparées ensemble

  • – Bonjour docteur, pouvez-vous nous parler des violences basées sur le genre dans votre région ?
  • – Ces violences sont fréquentes. Nous avons un site de prise en charge où nous recevons et traitons des femmes victimes de violences basées sur le genre. Le dernier semestre, nous avons fait un dépouillement des statistiques : 23 cas de violences basées sur le genre ont été traités.
  • – Les violences basée sur le genre, c’est quoi exactement ?
  • – C’est l’ensemble de tous les actes de violences dirigées contre les femmes ou des filles du fait de leur sexe, susceptibles de leur causer un préjudice ou des souffrances physiques ou psychologiques.
  • – Quelles sont les principales causes de ces violences ?
  • – Elles sont multiples. Il y a par exemple l’insécurité des personnes et de leurs biens. Il y aussi les situations de dépendance. C’est-à-dire, si une fille ou une femme dépend entièrement d’une autre personne, celle-ci peut tenter en échange de la violer. L’invalidité physique et mentale peut aussi être une source de violence. L’alcool peut jouer un rôle essentiel. Il y a les traditions discriminatoires, comme celle qui consiste à dire que la femme uniquement doit s’occuper des tâches ménagères. Il y a bien sûr la pauvreté, qui peut conduire à la prostitution. La question de l’éducation sélective, aussi.
  • – Les femmes sont conscientes de leurs droits ?
  • – La plupart du temps, non. Certaines femmes victimes de ces violences ont peur de porter plainte contre les violeurs. Et cette méconnaissance encourage la violence.  Biiip, biiip, biiip. Ah ! Plus de crédit… Mamadou va négocier auprès de Idrissa Mbaye, de la formation Sunukaddu, un nouveau crédit Orange de 10 000 GNF. On rappelle.
  • – Pardon docteur, on a été coupé.
  • – C’est pas grave, continuez.
  • – Quelles sont les conséquences sanitaires des violences basées sur le genre ?
  • – La transmission de maladies. La plupart des femmes ne connaissent pas le statut sérologique des violeurs. Pas plus que le leur, d’ailleurs. De nombreuses maladies peuvent se transmettre, notamment le sida, la syphilis et la gonococcie, l’hépatite B.
  • – Comment se fait la prise en charge des victimes à l’hôpital de Labé ?
  • – C’est un problème complexe. Il y a souvent des dommages corporels sur la victime et il faut nécessairement un volet médical. Les personnes violées aussi peuvent porter plainte pour dommage et intérêt afin qu’on puisse arrêter le coupable et le traduire devant les juridictions compétentes. Dans la prise en charge, il y a un volet psychosocial. Si une personne est violée, elle peut être indexée par la société, voir même stigmatisée. Un autre volet porte sur la réinsertion. Lorsqu’une personne est violée, elle peut perdre son poste si elle travaille. Donc, on peut la confier à une association, de façon à ce qu’elle ne se sente pas isolée.
  • – En quoi consiste spécifiquement du volet médical de la prise en charge ?
  • – Lorsque nous recevons une femme ou fille violée, nous l’examinons pour essayer de retracer l’histoire du viol, sa nature, les circonstances, l’état du violeur. Par exemple, est-ce que c’est un fou ? Est-que c’est un tuteur ? Ainsi nous pouvons recueillir des preuves médicales.
  • – Comment ces femmes violées sont perçues par la société ?
  • – Vraiment, c’est un sérieux problème. Ces femmes sont souvent indexées et rejetés. C’est ce qui les conduits parfois à ne pas exposer leurs problèmes. Lorsqu’une femme est violée, aucun homme ne veut s’engager pour l’épouser. N’oubliez pas que nous sommes dans une communauté fortement islamisée, et c’est une chose qui est punie par la religion.

On prend congé du docteur. Ouf, il ne nous reste que 600 GNF de crédit. Mamadou me dit que le docteur a raison à propos des discriminations. Il me raconte qu’il a entendu parler de certaines filles violées qui tentent de se suicider par manque de soutien familial. D’autres encore cherchent à quitter le pays. C’est un comble, tout de même. Non seulement ce sont les filles qui sont violées mais en plus, après, ce sont elles qui se suicident ! Il faut changer ça.

Et si tous les bandits terminaient leur vie de telle sorte ?

La tension était vive cet après midi dans la commune urbaine de Pita, les populations surexcités ont brulés vif un bandit de grand chemin redouté et connu par ses actes  dans la cité.

Ce bandit brulé vif ce week-end aux environs de 15 heures  avait pour sa part  il y a de cela un mois, violé une vieille âgée de 60 à 70 ans après avoir passé à l’acte « BONGO » de son surnom avait  coupé les oreilles de la vielle puis la tuant sur le champ.

Aujourd’hui  avec l’engagement  et la motivation des jeunes, la présence de la gendarmerie et de la police ensemble appelé « farces de l’ordre » n’a pas découragé  les populations qui ont ensuite  même tenté de cacher la prison de pita car selon  eux, aux dires  du Bandit châtié certains de ses complices seraient incarcérés dans cette maison à cinq étoile.

A notre présence les renforts venus de Labé associés aux nombres restreints de hommes en tenues de pita cachés les ampoules des boutiques et magasins  se trouvant au bord de la route au lieu de tenter ou d’empêcher les autres de cacher.  Pour les citoyens cet acte des Gendarmes montre à suffisance leur intention de vandaliser les boutiques à la tombée de la nuit.

En calmant les ardeurs des commerçants le maire de la commune a payé 80 ampoules comme le préfet était absent de la ville il serait dans son village à Gaoual.

Ces derniers temps  les bandits sèment la terreur  à travers le pays,  des braquages aux assassinats mais cet acte servira d’exemple à tous les bandits en boubou et en tenue qui pullulent dans le pays.

Comme il n’y a pas de justice dans ce pays les citoyens désormais feront leur justice, nous invite à revivre la scène en image et vidéos

les forces se dispersent car disaient ils de ne pas credit photo : Sally Bilaly Sowaccepter les accusations des populations et pourtant c'est vraie

les forces se dispersent car disaient ils de ne pas credit photo : Sally Bilaly Sowaccepter les accusations des populations et pourtant c’est vraie

Devant la station à la rentré de pita en quittant vers Labé  credit photo : Sally Bilaly Sow

Devant la station à la rentré de pita en quittant vers Labé credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

la croix rouge tenté de lui couvrir mais cela n'ete pas conventionelle credit photo : Sally Bilaly Sow

la croix rouge tenté de lui couvrir mais cela n’ete pas conventionelle credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

credit photo : Sally Bilaly Sow

Bongo à terre credit photo : Sally Bilaly Sow

Bongo à terre credit photo : Sally Bilaly Sow

les forces de l'ordre face aux jeunescredit photo : Sally Bilaly Sow

les forces de l’ordre face aux jeunescredit photo : Sally Bilaly Sow

chatié par les populations le bandit dit aurevoir à la vie credit photo : Sally Bilaly Sowdevant la prison

chatié par les populations le bandit dit aurevoir à la vie credit photo : Sally Bilaly Sowdevant la prison

le corps du bandit couvert a sa mortcredit photo : Sally Bilaly Sow

le corps du bandit couvert a sa mortcredit photo : Sally Bilaly Sow

Labé Facebook et les jeunes

Le développement de la technologie a rendu le monde très petit. On parle de village planétaire. Internet et les réseaux sociaux font une révolution auprès des jeunes.

un jeune deriére son ordi au cyber COFOPREC Credit photo : Sally Bilaly Sow

un jeune deriére son ordi au cyber COFOPREC Credit photo : Sally Bilaly Sow

Aujourd’hui, c’est Facebook qui est à la mode. Des personnes de tout genre utilisent ce réseau pour se faire des amis. Beaucoup d’utilisateurs sont des élèves et étudiants.

A Labé, malgré une connexion parfois lente, de nombreux jeunes se donnent rendez-vous dans les cybers. C’est le cas de celui appelé COFOPREC.
Internet et Facebook ne font pas que du bien. Les méfaits sont énormes. Aux heures de cours, on peut rencontrer des élèves dans les cybers cherchant des amis. Le pire encore c’est que certains se connectent en classe à partir de leurs téléphones portables.

Tout le monde le sait maintenant en installant cette application, il est possible de surfer comme si on était devant son ordinateur.
Conçues pour faire du bien, les nouvelles technologies sont un couteau à double tranchant. Mais il suffit juste de savoir comment les utiliser dans le bon sens.

Quand l’école devient un lieu d’extravagance

L’école Guinéenne qui brillait autrefois, perd ses mérites. Des pratiques contraires aux normes s’y déroulent et remettent en cause la mission assignée à l’école.

Une mission qui a pour nom, éducation. Le respect des encadreurs n’est plus à la mode. Le manque de suivi des élèves par leurs parents est une réalité vécue au quotidien.

En plus de cela, garçons et filles transforment les établissements scolaires ou universitaires en un lieu d’exhibition non seulement d’objets de valeur mais aussi d’importantes sommes d’argent.

Chez les garçons, on retrouve le port de grosses chaussures, des pantalons de toutes sortes parfois serrés, des coiffures extravagantes à la  »Balotelli » et des appareils électroniques.

Du côté des filles, on raffole de mèches, de maquillages, de chaussures pointues (talon), de chemises courtes. On refuse souvent de les boutonner pour faire apparaitre la poitrine.

On refuse d’admettre que le corps est sacré, il n’est pas à vendre. On oublie que l’école n’est pas une boite de nuit, mais un lieu d’apprentissage.

Cette forme de délinquance qui prend de l’ampleur menace la survie des valeurs locales et c’est la jeunesse qui va payer le prix.

Ces enfants apprentis mendiant de la Grande mosquée de karamoko Alpha Mo Labé

Située en plein cœur de Labé, cette mosquée n’accueille pas que des fidèles musulmans pour la prière, mais aussi des jeunots dont l’âge varie entre huit à quinze ans qui se ventilent toute la journée derrière leur parent , dans la cours de la mosquée et aux alentours.Les faits sont visibles et  s’effectuent au su et au vu de tout le monde.

un enfant mendiant à la grande mosquée de Labé  Crédit photo : Sally Bilaly Sow

un enfant mendiant à la grande mosquée de Labé Crédit photo : Sally Bilaly Sow

A votre Grande surprise, dés votre arrivée dans l’enceinte voir à l’extérieur, ils commencent à s’approcher vers vous en tas et ils vous quémandent en langue du terroir « OKELAN CINQ CENTS » qui signifie offrez moi cinq cents francs .

Les vendredis sont leur marché hebdomadaire, avec la détermination et le courage mais aussi pendant les Grandes rencontres de sages et des ministres (il fait allusion à l’enterrement du Waliou El hadj Thierno Abdourahamane Bah) tu peux gagner jusqu’à 50.000, GNF me maxime un jeunot.

Des enfants qu’on auraient du  envoyer à l’école pour étudier et devenir des cadres de demain pour émanciper notre pays qui en a besoin au moment où le monde est devenu une même plaque , des enfants qui auraient du apprendre un métier pour préparer leur lendemain sont déversés dans les rues de la ville et à pour siège la Grande mosquée, des enfants en manque de membres, de vision, malades mentales, qui auraient du être réconforter moralement par un entretien psychologique sont laissé à eux même , des enfants qui auraient être des vecteurs d’un développement sont abandonnés à la merci de la nature .

Dans ce même ordre d’idée, leurs parents qui les encouragent dans la pratique font eux aussi la queue des différentes portes de la mosquée. Des personnes dont la plupart ont des capacités physiques et mentales pour faire de travaux rémunérateurs même si certains parmi eux en manquent.

Un petit mendiant que j’ai approché m’explique les raisons qui lui pousse a mendié.

  » je suis né presqu’ici, j’entrain de grandir ici encore, je n’ai jamais vu mes parents s’éloignés de la mosquée donc j’ai pris cela, comme si nous n’avons pas de village, en plus quand je parles à mes parents de m’envoyer à l’école il me répond est ce que tu as vu un pauvre jusqu’à la moelle épinière d’étudier ? Mais quand je vais à l’école coranique de temps en temps ».

Plus loin, sur ce même terrain contrairement aux autres Fatimatou Binta de taille courte, mince, aux yeux brins me confie qu’elle partait de fois à l’école pour étudier

« je faisais la 8eme année dans une école de la place, ce n’est pas facile du tout pour moi. Ce qui m’empêche c’est les spéculations et les stigmatisations que font certains amis à mon égard ».

Un enfant arrété à la rentrée ouest de la mosquée Crédit photo: Sally Bilaly Sow

Un enfant arrêté à la rentrée ouest de la mosquée Crédit photo: Sally Bilaly Sow

Précédemment, ces mendiants avaient été déguerpis sur la façade de la mosquée où ils occupaient, depuis belle lurette la seule question à se poser où ils devaient aller ? Si ce n’était pas de prendre d’assaut la devanture de la maison du feu El hadj Thierno Abdourahamane Bah à l’absence d’une maison sociale.

Les mendiants de la Guinée en générale, ceux de Labé en particulier n’ont pas un lieu approprié pour diminuer leur flux sur les grandes artères des villes du pays. Les petits mendiants et leurs parents se cherchent toujours où passé une nuit paisible

Et certes j’entends parler d’un Ministère délégué des affaires sociales de la promotion féminine et de l’enfance, un département qui inonde de plus les autres ministères qui ne font rien sauf des louanges au président Alpha Condé qui Alf toujours les Guinéens, une pléthore des ministères qui font tous, excepté ce que la population en veut, sinon comment est ce que ces gens pourraient se retrouver abandonner à eux même ? On nous parle de la lutte contre la pauvreté et de la mal Gouvernance non,

Au finish je demandes au gouvernement de finir avec ses problèmes électoraux et politiques pour s’attaquer aux maux qui rongent la population.