Onze ans après ta disparition je me souviens de toi papa

Credit photo : sally _bilaly_ sow mon pere lors de sa derniere mission en Sierra Leone_assis_au_milieu

Credit photo : sally _bilaly_ sow mon pere lors de sa derniere mission en Sierra Leone_assis_au_milieu

La vie est ainsi faite Papa. Nous avions été ensemble durant des années. Je me rappelle de toi, tu as été militaire. Tu as combattu dans les différents fronts où tu as été envoyé. Ta première mission dans l’armée remonte en 1991  Au Liberia au moment où tout le monde fié le combat, tu n’as bougé d’un iota. Tu me disais toujours que tu voyais des enfants-soldats armées de toutes sortes, qui étaient excitées, mais tu n’as jamais fui à ta responsabilité d’aider ton prochain à recouvrir sa liberté, la paix, et l’intégrité. 
Durant ces combats, tu n’es revenu à la maison que pour quelque temps. Pendant ce moment Maman nous disais « votre père a quitté encore la maison pour repartir au front ». À la fin de cette guerre civile, tu  te retournes au camp Almany Samory Touré où tu étais en même ton grade augmenté. Chaque fois, tu nous rendais visite à Labé. Au moment des fêtes religieuses, moi, Koto Abdoulaye, koto Boubacar, Diadia Binta, tu nous mettais dans la voiture pour aller salué les parents et les sages du quartier durant toute la journée. Tu aimé souvent m’appeler toujours « Babaen » étant homonyme de ton père. Comme cela est de coutume chez nous.
En 2000, des agressions signalées à la frontière guinéenne, l’armée mobilisée pour arrêter les agresseurs. En ce temps, il n’y avait peu de personnes qui possédées de téléphones fixes ou portables, tu appelles chez Monsieur Sylla tout prés de chez nous pour leur dire d’informer à Maman que tu allais partir en forêt avec les autres. Ce jour, Maman nous appelle tous. Votre père est parti prions pour lui, pour qu’il de soit de retour parmi nous. Après d’instance combat, les militaires Guinéens ont vaincu la rébellion venue de la Liberia et de la sierra Leone. Je ne croyais pas à mon âge que j’allais lui revoir surtout avec les rumeurs qui couraient de part et d’autre à travers le pays. Des rumeurs qui faisaient état de l’avancée de la rébellion.
À l’époque, j’ai pu voir les images de la RTG qui montrée la victoire de l’armée Guinéenne. Trois jours plu tard Papa revient aux environs de 04 heures du matin sac au dos, une arme kalache Nikov en main et c’était la joie dans la famille comme si c’était un beau matin. Il souriait en nous regardant tous. À chaque fois il aimé dire mes enfants. Des missions réussirent, Dieu lui a soutenu dans cette bataille qu’il aimé toujours. Au cours de l’année 2002, il devait se rendre en Sierra Leone à l’UNAMSIL pour le désarmement de la rébellion qui avait ravagé ce pays frontalier à nous. Une mission avec d’autres de la sous-région sous le commandement de Nations Unies donc en casque bleue. Une mission qui a été ta dernière mission sur terre et pourtant importante pour ta patrie.
Tu es parti comme tous les autres dans un objectif très bien défini. Durant des mois de dur labeur, vous avez pu atteindre vos objectifs. Je me souviens pour cette mission, tu avais eu une permission de 72 heures pour venir juste nous voir et repartir. Cela pour confirmer ta parole de tout le temps mes enfants. La mission terminée de retour à Conakry, deux mois plu tard, tu commences à souffrir. En ce moment, tu étais au camp Camayenne non loin de la clanique Ambroise Paré, sur la corniche Dixin.
Subitement, tu as été hospitalisé dans cette clinique de surfacturation. Cet argent ne nous disait rien. Du jour le jour la fatigue s’installe,Nenan Dalanda été à côté. C’est elle qu’on appelé pour savoir comment tu te portais. Cela a fallu que ce numéro devienne immortel dans ma tête. Un jour, Maman appela Nenan Dalanda aussitôt, elle commence à pleurer juste pour dire que ton état de santé s’est aggravé. On décide de l’évacuer sur Labé. Comme il aimé le dire, je souhaiterais être enterré chez moi. Papa rentre à la maison de la sorte, qu’il ne nous a pas quitté. Tout le monde commence à pleurer.
Quelques jours, son état de santé s’améliore et je croyais qu’il aller se remettre. Le dimanche 16 février 2003, c’est ce jour que les prémices de la mort lui arrivèrent. La famille s’occupa de lui jusqu’à la dernière minute. Dieu, c’est lui qui nous a crée et sa décision était que Papa allait partir. Le lundi 17 février 2003, à 04 heures j’ai dormait. Ce jour, je me réveille avec les cris de pleures. Je dis INNA LILAHI WA INNA ILYA RAJIHOUM Papa est partit. Diadia me console et pendant ce temps koto Abdoulaye lui aussi pleuré.
Pour les obsèques, il a eu des obsèques dignes avec l’armée et les citoyens de la région. C’est, ce jour que tout le quartier a cru que Papa avait fait sa formation en Libye. Décédé, Adjudant-chef avec une quarantaine bien sonnée. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. La vie est ainsi faite. Toi, tu avais pris l’arme pour aider ton pays quand a moi, c’est la plume, koto Abdoulaye les ordinateurs, Diada Binta l’entreprenait, koto Boubacar le commerce sans oublier Ciré et Ibrahima Sory qui sont au collège. Les jours à venir, c’est-à-dire le 26 aout 2014. Je ferais ma même chose pour Maman elle aussi décédée six mois après toi. C’est ce qui confirme mon orphelinat. Papa merci. Surtout ne pleurez pas chers lecteurs, c’est Dieu qui a décidé ainsi que je sois Orphelin avec O majuscule. Tout croyant ne doit pas s’opposer au destin.

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